[J’ai testé] Le poussette café à Tôkyô!

En vérité, j’exagère… il n’existe pas (encore?) de poussette café à Tôkyô .. par contre des cafés à chats ou des cafés pour chien, ça existe!
Cela dit, j’ai eu la grande surprise, en arrivant devant Junoesque – le bagel café qui a sauvé mon âme avec son Saumon-Cream cheese il y a 2 semaines – de voir une rangée de poussettes alignées sur la terrasse et à peu près autant à l’intérieur!! Quelle joie d’entendre des rires d’enfants qui jouaient ou récitaient des politesses en attendant que maman paye. Quel plaisir de voir quelques gamins s’amuser ensemble, pendant que les mères bavardaient autour d’un bagel ou d’une boisson.

Il faut admettre que le quartier de Setagaya,  et plus précisément autour de la gare de Jiyugaôka (à 20min de Shibuya par la Toyoko Line qui relie Shibuya et Yokohama), est une espèce de 17ème façon Batignolles tôkyôite. Un peu excentré, c’est un quartier résidentiel calme, qui se distingue par le tarif exorbitant de ses loyers, ses boutiques de prêt à porter haut de gamme (Comptoir des cotonnier, par exemple… c’est français, donc c’est haut de gamme ici), ses pâtisseries et confiserie (Dalloyau, Paris s’éveille, Le Vent de Ludo – meilleur ouvrier de France, expatrié – ou Lindt… en plus des traditionnelles pâtisseries japonaises) et son maire qui mène une action pro-enfant! Du coup, on y croise une population du type jeune couple CSP+ avec ou sans enfant, avide d’une certaine qualité de vie, à quelques stations de Shibuya ou de Shinjuku.

Et aujourd’hui, mardi, à l’heure du déjeuner c’était réunion de maman au Junoesque café! Arrivées vers 13h et reparties après 15h, j’ai pu compter 4 à 5 groupes différents de mamans qui se sont installés dans ce même café. Certaines d’entre elles se sont quittées en se lançant un joyeux “mata raishû” (à la semaine prochaine), remballant poussette et bambin chacune de leurs côtés. A croire donc, que c’est un point de rendez-vous connu et reconnu!

Et je vous conseille fortement ce café “Junoesque”, dont il existe bien des boutiques de vente à emporter mais un seul café pour manger sur place, à Jiyugaôka. Compter 800 à 900¥ pour un sandwich avec sa salade et ses frites (plus une soupe en menu le midi), et un drink set intéressant (moins cher que la boisson seule), sachant que l’on peut demander un “refill” (o-kawari) d’eau chaude pour son thé!  Pour ne pas gâcher son plaisir, le café dispose d’une petite terrasse, fait rare pour être soulign2 à Tôkyô, bien agréable quand il ne fait pas trop chaud, l’intérieur étant climatisé.

J’avais été très bien reçue lors de mon premier passage avec Eilinn, et je comprends pourquoi, l’équipe étant habituée à recevoir poussettes et mamans! Aujourd’hui, elle était d’ailleurs en pleine forme et je me suis autorisée à la laisser crapahuter à quatre patte dans le café. Ses genoux, pieds et mains étaient noirs à la fin, mais quelques lingettes utilisées ne seront jamais aussi précieuses que les fous-rires qu’elle a piqué et les immenses sourires à 6 dents qu’elle a pu distribuer!

Et pour finir la journée, une séance shopping de CD à Shibuya, plus le Donki Hote, où j’ai trouvé une peluche – marionnette de loup qui fait marrer Eilinn, avant de remonter vers Aoyama (où il y avait encore des Koi Nobori!) et redescendre Omotesando, en tournant après la pâtisserie Pierre Hermé, pour longer les magasins de luxe, Petit Bateau,l’Oriental Bazaar, Kiddy Land…
Mine de rien, demain, il y a une nouvelle sortie “tokyo-maman”, en  mode pique-nique!

Adresses :
Junoesque Bagel Café :  7-2-9 Okusawa, Setagaya-ku, Tokyo http://www.junoesque.jp/
Le Vent de Ludovic : 2-19-15 Todoroki, Setagaya-ku, Tokyo  http://www.palaisdepain.co.jp/

Coup de torchon… serviettes, linge délicat et body bébé.

Normalement, le lundi c’est ma journée un peu cocooning : masque, crème, bain, Game of Thrones… pendant qu’Eilinn fait sa sieste (ou qu’elle dort encore, quand je me lève suffisamment tôt). Mais pas aujourd’hui car il y avait  “Tokyo Mamans”!!

“Tokyo Mamans” est à la base un groupe yahoo d’échange entre mères francophones résidant à Tôkyô et, chaque mois, une réunion est organisée pour se rencontrer, échanger des bons plans, manger, boire, faire jouer les petits et très petits. C’est également un bon moyen de rencontrer d’autres personnes, avec un même centre d’intérêt, et les mêmes contraintes liées aux enfants. J’adore mes copines françaises au Japon, elles sont d’un soutient et d’une aide précieuse, mais je ne peux pas me reposer que sur elles pour combler mes [parfois longues] journées de maman… même si Eilinn les a déjà toutes charmées et prochainement enrôlées dans sa fanbase en construction!

Beaucoup de ces mamans sont des expatriées et vivent  “à la française” à Iidabashi (le quartier français) ou Azabu-juban (le quartier des ambassades), mais il y a toujours des informations intéressantes à glaner. Ainsi, si la première réunion à laquelle j’ai participé tournait autour de l’accouchement (avec 3 autres mamans ayant des petits de 5 à 7mois), la réunion d’aujourd’hui a été super intéressante. J’ai notamment pu rencontrer une maman japonaise qui parle un excellent français (et qui aimerait partir du Japon dès que possible), une canadienne qui habite à Nishi-Ikebukuro, soit à quelques stations seulement de chez moi, et qui m’a indiqué un parc intéressant, à peine à 1km de chez moi, pour faire jouer Eilinn dès qu’elle marchera.

Parmi les autres conversations fort intéressantes : le lave-linge!!

C’est d’ailleurs un sujet de conversation qui revient fréquemment entre françaises. Il faut dire que nous avons TOUTES été déçues des lave-linge japonais, puisqu’ils ne lavent rien, voire bousillent vos fringues en 1 mois. J’ai donc, grâce à la technologie japonaise, flingué un body bébé qu’Eilinn a décidé d’inaugurer (oui, oui, inaugurer est le bon mot, puisque je lui mettais pour la première fois) avec une couche trop pleine! Une copine nous rapportait les galères liées à ses chaussettes toutes aussi noires après leur sortie du lave-linge, quand une autre déplorait l’odeur de linge pas frais, et qu’une troisième plaisantait à moitié sur la qualité des fringues d’Harajuku ou Shibuya, immettables après 4 passages à la machine à laver… En ce qui me concerne, j’ai réussi à tenir dans un état acceptable tout ce que j’ai acheté au Japon, et pendant plus de 10 ans, mais, nous en convenions, en France, on sait laver! (même mes fringues d’adolescentes de chez Jennypouff sont encore en bon état…).

Il faut dire qu’en matière de lavage, j’ai été à bonne école, la meilleure, celle de ma maman. A part de rare cas de carence en instinct maternel – souvent échangé contre une double dose d’égoïsme ou d’égotisme – la manière de maman, c’est forcément la mieux du monde! La mienne  m’a appris les vertus du prélavage, de séparer le blanc des couleurs, de faire des lessives en fonction de la température et d’appliquer du détachant sur les tâches les plus difficiles. Simple bon sens. Qui n’a pas cours au Japon.

Ici les machines à laver sont programmées pour laver à froid uniquement, blanc et couleur en même temps, linge délicat et torchons en même temps. Enjoy!

En effet, les japonais ont une conception de l’écologie tout à fait particulière. Les lave-linge  lavent à froid, en tournant à peine, en faisant des bu-bulles. C’est magique! Mais inefficace (surtout contre les tâches de thé sur les serviettes et les cacas de bébé sur les body). Alors on achète de nouvelles fringues souvent. Logique. Voire logique et mercantile. Je pourrais également parler des cotons “carré bébé”, super-pratiques pour nettoyer les fesses de bébé avec du liniment ou un liquide physiologique, qui n’existent PAS au Japon, au profit de LINGETTES de 4CMx4CM qui se DECHIRENT QUAND ON TIRE DESSUS  (je défie n’importe quelle maman de garder son calme quand bébé baigne dans sa matière fécale et qu’il faut nettoyer avec un micro truc de mauvaise qualité), ou bien encore parler des éponges qui n’ont pas de face “gratton”, un pur bonheur pour ne jamais avoir de tasse à thé propre et proposable, mais je serai intarissable. Et énervée. Alors je vais conclure sur le pourquoi de l’intérêt des réunions Tokyo Maman : l’une d’entre elle  a eu le déclic après avoir flingué plusieurs body également ! Désormais elle allume le chauffe-eau! Car oui au Japon, dans certains appartement, l’eau ne chauffe pas naturellement quand tu ouvres le robinet, il faut appuyer sur un bouton d’une commande centrale pour faire chauffer l’eau et comme cette eau va aussi directement dans la machine à laver, il est possible de laver à 0, 30° et même 40° degré!!!

Merci Tokyo Maman!