Une page se tourne à Sushibuya…

Même si j’ai encore plein d’idée de récit de ma vie de maman, il me fallait rapporter aussi vite que possible une anecdote sur ma soirée “solo” (i.e. sans Eilinn). En fait, ce soir, et pour la première fois depuis bien longtemps (2? 3 semaines?), j’ai pu confier Eilinn a son père le temps d’une soirée et profiter de celle-ci pour aller assouvir ma faim de sushi!
Ma mère – et beaucoup d’entre vous certainement – trouve que je parle un peu beaucoup de nourriture, mais il faut bien admettre que le Japon est un pays où la nourriture tient une place très importante, entre grignotage et “gourmet”, on trouve de tout… Et après quelques semaines malade à ne presque rien manger, je me rattrape avant mon retour (où je prendrai à nouveau plaisir à manger des fruits, de la salade et ce qui a pu me manquer!!)
Bien sur, si j’avais tellement envie de sushi, je pouvais très bien en acheter à emporter dans un supermarché ou un traiteur, mais personnellement, au Japon, j’aime les kaitenzushi – ou sushi bar – où l’on peut voir défiler les paires de sushi, être tentée (ou pas) par l’une ou l’autre des assiettes, où les “irrashaimase” fusent tel un concours à celui qui gueulera le plus fort, où les clients hèlent les quelques cuistots pour leur demander une spécialité qui ne serait pas disponible sur le tapis. C’est toute cette ambiance que j’aime, même si certains japonais dénigrent ce fast-food typiquement nippon (tu viens, tu manges, tu repars) en arguant que la “fraicheur” ou la “qualité” ne sont pas celles des vrais restaurants de sushi – qui valent alors une fortune, contre 120 à 200 Y la paire dans certains kaitenzushi – où le chef cuisinier va prendre son temps pour te faire une jolie assiette avec un poisson tellement frais, tellement pas encore mort, qu’il bouge encore sur sa boulette de riz. Là, c’est l’extase pour le japonais; moi ça me donnerait juste envie de gerber. En gros, c’est la différence en France, entre le restaurant gastronomique et le bistrot… à vous de voir ce que vous préféreriez.

Cela dit, il y a une tradition qui se perpétue depuis que j’accompagne mon père au Japon et depuis que j’ai appris à aimer les sushi (je pourrais vous parler de l’expérience traumatisante de mon premier sushi … au poulpe!! quand j’avais 12 ans), c’est d’aller manger des sushi à Shibuya!! Au fil de ses voyages, mon père avait trouvé un kaitenzushi, bon et pas cher (100Y l’assiette), à quelques mètres de la sortie Hachikô. A chacun de nos voyages, il était impératif d’aller s’enfiler quelques assiettes (comptées en dizaines pour mon père – on s’étonnera qu’il n’a jamais maigri en mangeant japonais). Et ce soir, j’avais envie de CE kaitenzushi, le Tsukiji Honten… et qui n’existe plus!!! Malheur!! Remplacé par un autre restaurant de sushi, une chaine même – genki sushi – qui ravira les fans d’écrans tactiles et de préjugés sur le japon modernité et tradition blah-blah-blah, mais dont le design et l’ambiance sont froids et impersonnels.  Déception. Enorme Déception (même). Plus de 10 ans de voyage au Japon à respecter un petit pèlerinage jusque Shibuya pour notre dose de sushi, détruit par une chaine sans charme. Mon père y allait tellement souvent qu’à la fin, on discutait avec un des chef et que le restau lui a même offert une tasse pour sa fidélité !! (Papa, si tu me lis, ta tasse du sushi bar est une collector maintenant!!)

Heureusement, Marion, qui m’accompagnait, connaissait un autre petit kaitenzushi, dans les même prix et dans la même idée d’ambiance, dans le quartier. Ca doit pulluler vous me direz et ce n’est pas faux… mais trouver un kaitenzushi à 120Y la paire, quelque soit le poisson, ce n’est pas si aisé, faut connaitre les adresses.
Contrairement au kaitenzushi que je connaissais, celui-là est au sous-sol, d’où l’intérêt de ne pas avoir la poussette, ni Tornado-Eilinn dans les pattes (ses petites mains baladeuses pouvant balayer tout ce qui se trouve sur une table dans un rayon d’environ 60cm, sans parler de ses hurlements si elle n’a pas ce qu’elle veut, et comme elle veut à peu près tout ce qui se trouve dans mon assiette et qu’elle n’est pas encore assez grande pour le poisson cru, j’ai vite abandonné l’idée du sushi bar avec elle).

En tout cas, j’ai vraiment apprécié ma petite soirée “à moi”, à discuter (au calme de ma fille) avec Marion, à savourer mes 9 assiettes de sushi avec autant de thé vert que mon estomac pouvait en contenir… pour un total de 1.080Y (environ 8,30€ – haïssez moi) . Et pour finir en beauté, en redescendant vers la gare de Shibuya, j’ai entraperçu une enseigne “Krispy Kreme” Donuts, qui surpasse les Mister Donuts, et nous nous sommes arrêtées pour emporter un petit quelque chose. J’avoue avoir craqué sur le fourré custard – glacé chocolat (chocolate iced custard creme) peut-être un poil moins lourd que les 3 donuts du moment au caramel, dont le salted caramel!!

Du coup, pas d’adresse pour le moment car je n’ai pas retenu le nom de ce kaitenzushi! mais ça viendra, je vais chercher !

http://www.genkisushi.co.jp/genki/

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[J’ai testé] Le poussette café à Tôkyô!

En vérité, j’exagère… il n’existe pas (encore?) de poussette café à Tôkyô .. par contre des cafés à chats ou des cafés pour chien, ça existe!
Cela dit, j’ai eu la grande surprise, en arrivant devant Junoesque – le bagel café qui a sauvé mon âme avec son Saumon-Cream cheese il y a 2 semaines – de voir une rangée de poussettes alignées sur la terrasse et à peu près autant à l’intérieur!! Quelle joie d’entendre des rires d’enfants qui jouaient ou récitaient des politesses en attendant que maman paye. Quel plaisir de voir quelques gamins s’amuser ensemble, pendant que les mères bavardaient autour d’un bagel ou d’une boisson.

Il faut admettre que le quartier de Setagaya,  et plus précisément autour de la gare de Jiyugaôka (à 20min de Shibuya par la Toyoko Line qui relie Shibuya et Yokohama), est une espèce de 17ème façon Batignolles tôkyôite. Un peu excentré, c’est un quartier résidentiel calme, qui se distingue par le tarif exorbitant de ses loyers, ses boutiques de prêt à porter haut de gamme (Comptoir des cotonnier, par exemple… c’est français, donc c’est haut de gamme ici), ses pâtisseries et confiserie (Dalloyau, Paris s’éveille, Le Vent de Ludo – meilleur ouvrier de France, expatrié – ou Lindt… en plus des traditionnelles pâtisseries japonaises) et son maire qui mène une action pro-enfant! Du coup, on y croise une population du type jeune couple CSP+ avec ou sans enfant, avide d’une certaine qualité de vie, à quelques stations de Shibuya ou de Shinjuku.

Et aujourd’hui, mardi, à l’heure du déjeuner c’était réunion de maman au Junoesque café! Arrivées vers 13h et reparties après 15h, j’ai pu compter 4 à 5 groupes différents de mamans qui se sont installés dans ce même café. Certaines d’entre elles se sont quittées en se lançant un joyeux “mata raishû” (à la semaine prochaine), remballant poussette et bambin chacune de leurs côtés. A croire donc, que c’est un point de rendez-vous connu et reconnu!

Et je vous conseille fortement ce café “Junoesque”, dont il existe bien des boutiques de vente à emporter mais un seul café pour manger sur place, à Jiyugaôka. Compter 800 à 900¥ pour un sandwich avec sa salade et ses frites (plus une soupe en menu le midi), et un drink set intéressant (moins cher que la boisson seule), sachant que l’on peut demander un “refill” (o-kawari) d’eau chaude pour son thé!  Pour ne pas gâcher son plaisir, le café dispose d’une petite terrasse, fait rare pour être soulign2 à Tôkyô, bien agréable quand il ne fait pas trop chaud, l’intérieur étant climatisé.

J’avais été très bien reçue lors de mon premier passage avec Eilinn, et je comprends pourquoi, l’équipe étant habituée à recevoir poussettes et mamans! Aujourd’hui, elle était d’ailleurs en pleine forme et je me suis autorisée à la laisser crapahuter à quatre patte dans le café. Ses genoux, pieds et mains étaient noirs à la fin, mais quelques lingettes utilisées ne seront jamais aussi précieuses que les fous-rires qu’elle a piqué et les immenses sourires à 6 dents qu’elle a pu distribuer!

Et pour finir la journée, une séance shopping de CD à Shibuya, plus le Donki Hote, où j’ai trouvé une peluche – marionnette de loup qui fait marrer Eilinn, avant de remonter vers Aoyama (où il y avait encore des Koi Nobori!) et redescendre Omotesando, en tournant après la pâtisserie Pierre Hermé, pour longer les magasins de luxe, Petit Bateau,l’Oriental Bazaar, Kiddy Land…
Mine de rien, demain, il y a une nouvelle sortie “tokyo-maman”, en  mode pique-nique!

Adresses :
Junoesque Bagel Café :  7-2-9 Okusawa, Setagaya-ku, Tokyo http://www.junoesque.jp/
Le Vent de Ludovic : 2-19-15 Todoroki, Setagaya-ku, Tokyo  http://www.palaisdepain.co.jp/