Suiten-gû Jinja, un temple pour les bébés à naitre et les jeunes mamans.

Comme vous avez pu le remarquer, ma vie tourne autour des bébés : la mienne, certes, mais en visitant le temple Suiten-gû, je ne pensais pas qu’à moi, mais toutes les jeunes et les futures mamans de mon entourage, puisque ce temple est dédié aux bébés, qu’ils soient encore foetus, à naitre ou déjà nourrisson.
En effet, les mères viennent ici prier ou se faire bénir pour une grossesse, un accouchement ou le bonheur et la sécurité de leurs enfants. Que des thèmes qui me sont désormais chers.

A la base, le temple de Suiten-gû est originaire de Fukuoka (tout au Sud-Ouest du Japon) et a été déplacé plusieurs fois dans Tôkyô avant “d’atterrir” à sa localisation actuelle… d’ailleurs, fait incongru pour un pays de tradition tout-ça, tout-ça (irony inside), le temple est situé sur un parking! Quand on vous dit que tradition et modernité…

Comme je ne suis pas très en veine, premièrement je n’avais pas consulté les horaires “d’ouverture” (avant 15h pour les comptoirs), et deuxièmement le temple est actuellement en travaux et une partie de celui-ci a été temporairement déplacé plus loin. J’imagine la scène en France : “bonjour, cette église est en travaux, veuillez faire 500m, vous trouverez des cierges et des porte-bonheur à vendre dans les préfabriqués, merci”. Bref, je suis déçue, pas de jolis porte-bonheur, un o-mikuji 中吉 (prédiction de chance modérée, au milieu…), et un temple carrément désert…

De plus, je ne saurai dire si c’est pendant les travaux ou pas, mais il est apparemment interdit de prendre des photos du temple. Heureusement, le petit gardien – qui nous avait précédemment interdit les photos – nous a proposé de faire une photo devant le temple.

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Après cette petite visite (genre 15min top chrono), nous avons rejoint la gare de Tôkyô pour le dîner du soir dans un restaurant d’okonomiyaki (un des meilleurs de Tôkyô, avec des plats traditionnels de Kyôtô d’où sont originaires les okonomiyaki), en passant par un quartier commerçant (amazake-yokochô) où nous avons repéré de nombreux bistrots, bars à vin et boulangeries françaises (à 600¥ la quiche lorraine, je serai tentée).

Aller plus loin :
Suiten-gû Jinja : http://www.suitengu.or.jp/
Restaurant : http://www.o-kizi.jp/
Amazake Yokocho (selon Tokyo Eye de la NHK) : http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/english/tv/tokyoeye/archives20130109.html

Fuji matsuri au Kameido Tenjin : le festival des Glycines en fleur.

Un premier post dénué de comparaison (enfin presque…)

Au Japon, tout est histoire de saisonnalité : les haiku, les festivals, la nourriture, les banalités dans les phrases… (oui, il y a même des codes pour commencer sa correspondance en fonction de la saison…). Après les cerisiers en fleurs (mars), ce sont au tour des azalées (avril), puis des glycines de fleurir… en mai. Cette année, le printemps a de l’avance – contrairement à la France – donc les glycines, aussi, ont près d’un mois d’avance.

Mon amie Séverine, ayant eu un tuyau par un de ses élèves,  a proposé que nous allions voir les glycines en fleur au temple de Kameido, au Nord-Est de Tôkyô. Le parc n’est pas immensément grand, mais toutes les allées sont recouvertes de pergolas qui permettent aux glycines de s’épanouir autour d’un grand étang, où lézarde au soleil les tortues (亀 / kame) et ondulent les carpes (鯉 /koi).

Vous jugerez vous-mêmes mais c’est évidemment très joli et agréable de flâner sous les arcades faites de glycines. Malheureusement, la saison étant précoce et les pluies peu nombreuses cette année, les grappes de glycine sont pauvrettes (et je me dis que le jardin de Monet à Giverny devrait être absolument magnifique cette année. si vous êtes un lecteur en France et que vous n’avez jamais visité Giverny je vous ordonne d’y aller sur le champ, vous ne regretterez pas les jardins japonais).

Après cette charmante balade – interrompue par les fesses sales de ma fille – Séverine m’a fait découvrir un autre endroit charmant de Tôkyô, Yanaka, près de la station Nippori. Il y a là-bas un salon de thé – le Chayutei, apparemment très réputé, puisqu’on peut y attendre jusque 1h30 pour avoir une place le week-end – qui sert des pâtisseries à se damner, décorées avec des silhouettes de chats et des thés japonais dont le goût frôle la perfection!

Puis nous avons descendu le shotengai (rue commerçante) de Yanaka, où règne toujours les chats :  boutique d’accessoire divers avec des chats, chats à l’entrée des magasins, divers chats décorant les bouts de toits de la rue… Cats, cats, everywhere!! La rue est petite en elle-même mais elle vaut clairement le détour, et si vous n’avez pas une poussette et du temps pour essayer les petits restaurants qui la jalonne, alors faites-vous plaisir.

J’avoue, mes chats me manque… d’ailleurs prochainement, je vous écrirai un article sur les Neko Café, mais je veux d’abord en essayer un ou deux supplémentaires!! Si vous avez des adresses à me communiquer, n’hésitez pas!

Aller plus loin :
Kameido Tenjin  http://www.kameidotenjin.or.jp/english/
Chayutei (Salon de thé) : http://chayu-tei.jp/access.html