7 ans de réflexion

Un jour que je retrouvais un ami toulousain dans une célèbre franchise de café près d’Opéra, celui-ci me lança  “…mais toi, tu es vachement chanceuse comme fille” (ou quelque chose d’équivalent). Cela m’a beaucoup surprise sur le coup. En effet, à l’époque je galérais pour trouver un taff et je me débattais, comme beaucoup, dans une vie sentimentale proche du pitoyable. Bref, pas vraiment le portrait idyllique de la nana chanceuse, mais j’en donnais l’impression.

Alors, c’est quoi la chance? Mais surtout, qu’est-ce qui permettais de dire que j’étais chanceuse?  Après réflexion (7 ans, ce n’est pas fait exprès, mais ça fait un titre d’article très facile), il me semble qu’on a la chance qu’on veut bien saisir; et les “chanceux” sont peut-être ceux qui savent mieux voir les opportunités, sans forcément être opportunistes. Si l’on regarde d’un peu plus près ma vie – ce à quoi ce blog va également servir – je me considère comme une fille tout à fait banale, qui restera une gamine dans son coeur. On parle beaucoup du syndrome Peter Pan pour ces gens qui ne veulent pas grandir. En clin d’œil à mon prénom, je lui préfère “le syndrome Wendy”, celle qui a grandit trop vite mais qui garde son âme d’enfant (et ne vieillit pas!!). Au final, qu’est-ce qu’être “gamin” si ce n’est garder cette vision du monde propre aux enfants : naïve, un peu joyeuse (optimiste?), dénuée d’a priori, offrant de multiples possibilités en permanence, car il y a toujours tant à voir et découvrir? Si certains m’envient donc “ma chance”, beaucoup critiquent mon attitude d’éternelle adolescente, or, cela va de pair! La chance ne tombe certainement pas du ciel, il faut la chercher ou la repérer, et ce doit être plus simple quand on ne s’aveugle pas de préjugés, ni ne s’enferme dans une bulle conformiste.

C’est vrai, je ne suis ni trop moche, ni trop limitée intellectuellement (et je ne parle pas d’intelligence, car je respecte toutes les intelligences); pour ça, je ne remercie pas la chance, mais les mystères de la génétique. Ma seule vraie chance, c’est d’avoir eu un père qui voyageait beaucoup et d’avoir saisi les occasions de voyager avec lui (on pourra discuter sur les contreparties d’un père absent 3 semaines par mois, une maison en chantier permanent, la vie plus que bohème imposée, etc.).

C’est ainsi que j’ai découvert le Japon à seulement 10 ans, que j’apprenais les kana* dès 12 ans en autodidacte, poursuivant ainsi mon apprentissage du japonais, jusqu’au déclic en 2010 où je me suis enfin inscrite en cours du soir pour passer un diplôme universitaire de japonais, en parallèle d’une activité salariée…

La chance, c’est peut-être simplement de penser que tout reste possible si l’on s’en donne un peu la peine, de ne rien attendre précisément, mais d’embrasser toutes les opportunités qui font envie…

* les kana sont des systèmes d’écritures en japonais, assimilables à un alphabet syllabaire, alors que les kanji sont des idéogrammes chinois adaptés à la langue japonaise. Il existe 2 alphabets “kana” : les katakana et les hiragana.
Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Kana

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